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2 litres aux 100 !

Publié le 08.01.2013

Aujourd’hui, alors que les plus sobres des petites citadines dépassent encore les 3 litres aux 100 kilomètres, le gouvernement espère voir baisser la consommation à 2 l/100 km dans 10 ans. Découvrez l’analyse de Marc Moretti, directeur adjoint chargé du développement chez APRR & AREA.

2 litres aux 100 !
2 litres aux 100 !

Réduire la consommation, une volonté politique

En septembre 2012, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault fixait, à l’issue de la conférence environnementale, un objectif ambitieux aux constructeurs automobiles : celui de proposer « dans 10 ans des véhicules consommant 2 litres d’essence aux 100 km ».

Ce souhait s’inscrit dans la lignée du plan automobile du Gouvernement, adopté en juillet, visant à encourager le développement de véhicules électriques ou hybrides.

L’électrique : une transition

« Bien sûr, réduire notre consommation d’énergie fossile est un enjeu essentiel, tant environnemental qu’économique. Mais si aujourd’hui les véhicules électriques sont techniquement au point, il subsiste 2 écueils : leur coût, d’une part, leur faible autonomie, d’autre part. Les batteries, très coûteuses, n’offrent que 150 km d’autonomie environ aux véhicules actuels », rappelle Marc Moretti, Directeur adjoint chargé du développement chez APRR & AREA.

Un problème amplifié par le manque de stations de recharge des batteries. « Les points de recharge rapide restent trop rares. En 2007, Le Grenelle de l’environnement prévoyait l’installation de 150 000 bornes de recharges sur autoroute… mais rien n’a réellement été fait depuis. Et, de toute façon, une recharge de 20 minutes tous les 150 km reste inenvisageable pour les automobilistes sur un long trajet d’autoroute », souligne Marc Moretti.

La pile à combustible, très attendue

La solution viendrait alors du véhicule hybride, doté d’un moteur thermique de faible cylindrée, susceptible de prendre le relais des batteries et de les recharger. Mais il ne s’agirait que d’une option transitoire, le temps de mettre au point des solutions plus performantes, telles que la pile à combustible, qui alimenterait les véhicules électriques. « Là encore, le coût reste un obstacle aujourd’hui. Mais si l’on parvient à réduire le prix de revient de ces piles à combustible, la voiture électrique pourrait retrouver son autonomie… et son attractivité », affirme Marc Moretti.

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