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À 130 km/h, jeter un déchet est vite dangereux

Publié le 12.11.2013

Jeter des déchets par la fenêtre d’un véhicule en roulant n’est pas seulement néfaste pour l’environnement. Cela peut mettre en péril la sécurité des automobilistes et des collaborateurs APRR & AREA.

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A 130km/h, jeter un déchet est vite dangereux

Un geste anodin aux conséquences graves

Les conducteurs ou passagers qui jettent leurs déchets par la fenêtre sont responsables de deux dangers. Le premier est que l’automobiliste qui suit leur véhicule soit surpris et, par réflexe, donne un coup de volant ou freine pour éviter l’objet qu’il n’a pas eu le temps d’identifier.

« Dans le flot de la circulation et à la vitesse de déplacement des véhicules sur l’autoroute, un tel réflexe peut avoir des conséquences parfois dramatiques », souligne Claire Brun, Déléguée développement durable chez APRR.

Le second danger est plus indirect mais néanmoins bien réel. Sur l’autoroute, tous les déchets jetés en roulant finissent naturellement le long des voies ou des glissières. Ils peuvent alors s’accumuler sur une grille d’évacuation d’eau et, en cas de forte pluie, bloquer l’écoulement. Résultat : une grande flaque d’eau peut se former, avec tous les dangers que cela représente pour les automobilistes roulant à 130 km/h ou 110 km/h par temps de pluie.

Un risque accru pour les collaborateurs APRR & AREA

Dans tous les cas, il faut ramasser les déchets qui s’accumulent sur le long des voies. Les équipes APRR & AREA s’emploient donc régulièrement à les collecter, à quelques mètres des véhicules qui circulent sur l’autoroute. « Toute intervention sur les voies est dangereuse et, chaque année, des accidents sont à déplorer, dont nos collaborateurs sont les victimes. Lorsqu’il s’agit de réparer une glissière endommagée, de remplacer un panneau, le risque est justifié. Mais faire prendre des risques à nos collaborateurs, et augmenter leur temps d’exposition à la circulation, pour corriger les gestes inappropriés et volontaires de certains automobilistes est difficile à accepter », indique Claire Brun.

Plusieurs tonnes collectées en 1 journée

Le plus inquiétant, sans doute, est que cette pratique est en progression. Ainsi, lors de la semaine du Développement Durable en 2011, sur le réseau AREA, quelque 3,6 tonnes de déchets ont été ramassées sur 285 km de réseau, le temps d’une journée. L’année suivante, à la même occasion, un ramassage a été mené sur 240 km de voies : c’est alors 6 tonnes qui avaient été collectées.
« La présence de ces déchets sur les voies est injustifiée car, sur les aires de services et de repos, des poubelles et même des conteneurs pour le tri sont mis à disposition », explique Claire Brun. Malgré cela, tout au long du réseau, et plus encore lors des embouteillages ou aux abords des gares de péage, les déchets sauvages s’accumulent.

La solution est pourtant simple : il suffirait que chacun conserve ses déchets dans le véhicule, pour les déposer dans une poubelle au prochain arrêt. Un bon réflexe à acquérir pour la sécurité de tous !


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