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Autoroutes : l'odyssée du goût

Publié le 29.09.2016

Du premier restoroute inauguré en 1969 à l'arrivée récente des grandes enseignes comme Burger King, Del Arte ou Flunch, les habitudes et les exigences culinaires des automobilistes ont beaucoup changé. Retour sur 50 ans de bonnes tablées au bord des autoroutes.

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autoroute et confort : une équation indispensable pour APRR !

Années 1960 et 1970 : le défi de la restauration autoroutière

Si le début des années 1960 marque une accélération du développement des autoroutes françaises (qui vont passer de moins de 1 000 km à cette époque à près de 12 000 aujourd’hui), le réseau est conçu avant tout comme un entrelacs de voies rapides qui relie les villes et accélère les déplacements. Rien n’est vraiment prévu pour le bien-être du conducteur et de ses passagers. Au mieux, on trouve quelques aires de repos et stations essence éparses. Tout reste encore à imaginer dans ce domaine.


Il faut attendre la fin des années 1960 pour que le premier restaurant d’autoroute ouvre. À l’été 1969, quelques jours avant les grands départs en vacances, Jacques Borel (l’importateur du fast food en France et le créateur du ticket restaurant) lance le premier restoroute de France, au kilomètre 66 de l’autoroute A6, sur l’aire de Venoy, près d’Auxerre. Une véritable prouesse selon l’industriel français qui a dû s’adapter à un environnement très particulier : une fréquentation très fluctuante (200 clients un jour, 4 000 le lendemain), des clients qui veulent se restaurer en moins de 35 minutes, des points de livraison éloignés qui doivent être repensés pour accueillir de grandes quantités de produits frais… Une fois toutes ces questions résolues (formation d’un personnel local, réseaux de distribution adaptés…), Jacques Borel résout le problème de l’affluence avec un nouveau principe : le self-service. Efficace et rentable, il est capable de satisfaire « jusqu'à 10 clients à la minute, soit 6.000 clients par jour, là où un restaurant avec service à table est limité à 400 couverts », précisait Jacques Borel dans une interview à l’hebdomadaire Le Point. Côté cuisine, pas moins de 18 plats sont proposés. Une carte extra-large bientôt réduite aux 6 plats qui représentent 96 % des ventes (steak-frites, poulet grillé..). 

Ce premier restoroute est un succès ; et ce nouveau concept d’aire de services, une marque de modernité dans une France qui se transforme. Pour preuve, c’est à l’aire de repos de Savigny-les-Beaune le 29 octobre 1970, que le président Pompidou inaugure le 29 septembre 1970 l’autoroute Paris-Marseille, enfin achevée.

Années 1980 et 1990 : l’apogée, puis la remise en cause

Le modèle initié dans les années 1960 conquiert toute la France au cours des années 1970 et 1980. Les aires sont ainsi tournées vers la distribution de carburant et la restauration rapide. Le changement intervient au cours des années 1990 quand les constructeurs mettent sur le marché des automobiles capables de parcourir 1 000 km avec un simple plein (contre 400 km auparavant), remettant en cause la vocation des aires de services.

Années 2000 et 2010 : un concentré de centre-ville

Au cours des années 2000, les aires se réinventent. Elles misent désormais sur la diversité et l’amélioration de la qualité de service pour inciter les automobilistes à savourer leurs pauses. Elles accueillent notamment des enseignes urbaines. En 2005, La Croissanterie ouvre le bal. Suivie, peu après, par la présence de Fnac, Darty et Carrefour Express en corner store sur le réseau autoroutier. Côté restauration, la carte ne cesse de s’étoffer. Courtepaille, Hippopotamus, McDonald’s, Columbus Café, Paul, La Brioche Dorée sont présents sur le réseau APRR & AREA. « Leur installation répond à une attente très forte des automobilistes », déclare Eric Dubut, en charge des installations commerciales APRR. « Ces derniers aiment retrouver sur la route les marques qu’ils apprécient toute l’année. »


Ainsi, le 7 mai 2014, Burger King, de retour en France après 15 ans d’absence, s’installait sur l’aire de Beaune-Merceuil. Un véritable événement ! Et la tendance ne semble pas s’inverser. Au contraire. Flunch et Pizza del Arte suivent le mouvement; sans oublier les restaurants Autogrill qui mènent, encore aujourd'hui, les automobiliste vers une véritable rupture "gastronomique" (Pont-restaurant sur l'aire de Nemours). Au final, avec une offre de restauration riche et variée, inscrite dans le quotidien de tous les voyageurs, réguliers comme occasionnels ; l’aire d’autoroute nouvelle génération propose un véritable « concentré de centre-ville »

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