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Caméra embarquée, justice assurée ?

Publié le 01.06.2015

En 2014, 370 000 dashcams ou caméras embarquées ont été installées par les automobilistes français dans leur véhicule. Comment expliquer un tel succès ? Quels sont les avantages et le coût des différents modèles ? Toutes les réponses dans notre article.

Une boîte noire pour votre véhicule ?
Une boîte noire pour votre véhicule ?

Un équipement de plus en plus populaire

Les dashcams – caméras embarquées pour voiture – font les beaux jours des vidéos publiées sur les réseaux sociaux. Accidents, animaux sauvages traversant la voie, conduite dangereuse, phénomène naturel étonnant… Ces caméras capturent parfois des vidéos impressionnantes. Fixée sur le pare-brise à l’intérieur de l’habitacle, la dashcam filme et enregistre le parcours du véhicule permettant au conducteur de garder une preuve des événements au fil de son trajet.

Cet équipement est d’abord apparu en Russie avant de conquérir les marchés chinois et américains. En France, les ventes sont en très forte croissance depuis 3 ans, passant de 24 000 unités vendues en 2011 à 370 000 en 2014.

Une valeur juridique relative

Pour l’automobiliste, cette caméra présente un atout juridique majeur : faire facilement valoir ses droits en cas d’accident ou d’amende contestée. Toutefois, une vidéo n’a pas systématiquement valeur de preuve devant les tribunaux français. En effet, un tribunal est libre de juger de la validité ou non des images. De nombreuses raisons peuvent le pousser à ne pas leur attribuer le statut de preuve. Par exemple : un angle de prise de vue tronquant la scène, un horodatage non prouvé, des coordonnées GPS insuffisamment précises.

Du côté des assureurs, les approches sont variables. Certains prennent en compte la vidéo afin d’identifier le ou les protagoniste(s) responsable(s) lors d’un accident. D’autres ne la considèrent pas comme un élément de preuve. Enfin, certains accordent une remise sur la prime d’assurance, si l’assuré s’équipe d’un modèle de dashcam homologué. Si vous envisagez d’en acheter une, pensez à contacter votre assureur afin de connaître sa position.

Dans tous les cas, lors d’un accident, visionner les images avec l’autre automobiliste impliqué peut aider préciser les faits et simplifier la rédaction du constat amiable.

Des caractéristiques très variables

Comment fonctionne la dashcam ? Cette petite caméra embarquée filme en continu par séquence de 10 minutes. Lorsque la carte mémoire est pleine, les 10 dernières minutes de vidéo sont effacées puis les 10 minutes suivantes sont alors enregistrées. Si nécessaire, l’utilisateur peut manuellement sauvegarder les 10 dernières minutes de vidéo afin qu’elles ne soient pas automatiquement supprimées. Certaines dashcams, dotées d’un accéléromètre, effectueront cette sauvegarde automatiquement en cas de choc.

Le prix d’une dascam varie entre 50 € et 200 €. Toutefois, les fonctionnalités et la qualité vidéo varient selon les modèles :

  • résolution d’image variable (une résolution trop faible ne permettra pas de distinguer la plaque d’immatriculation d’un véhicule à plus de 10 mètres),
  • nombre d’images capturées par seconde,
  • angle de vue plus ou moins large (entre 120° et 180°)
  • enregistrement ou non des sons dans l’habitacle,
  • GPS ou pas, permettant de géolocaliser le lieu où la vidéo a été prise,
  • existence de fonctionnalités spécifiques (vision nocturne, détecteur de mouvement, zoom numérique).

Si vous hésitez à vous équiper, sachez que les études démontrent qu’avec une caméra embarquée, les conducteurs se sentant surveillés adopteraient un comportement plus prudent et plus respectueux du Code de la route.

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