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Il était une fois APRR et AREA… (2e épisode)

Publié le 05.10.2011

Au cours des années 1970, le réseau APRR & AREA connaît un véritable essor et se développe notamment à l’Est vers Mulhouse et Belfort … Ce sera aussi la décennie des apprentissages : les automobilistes doivent acquérir un nouveau comportement routier, les concessionnaires d’autoroute imaginer les dispositifs et équipements qui assureront la sécurité et le confort de chacun.

Inauguration des autoroutes alpines
Inauguration des autoroutes alpines

De nouveaux tronçons à construire

En 1970, AREA est créé pour exploiter les autoroutes Rhône-Alpes. De son côté, la SAPL – Société des Autoroutes Paris-Lyon, future APRR – intensifie ses efforts. Le réseau s’étend vers l’Est, avec un tronçon de Beaune à Dijon, précurseur d’une voie qui ira jusqu’à Toul et Nancy. Un temps ralentis par les chocs pétroliers, les travaux reprennent rapidement : les voies Mulhouse-Belfort et Montbéliard-Séchin sont construites, les études démarrent pour concevoir les axes qui relieront Lyon, Mâcon et Genève…

En 1980, l’A36 rejoint Mulhouse à Beaune : le « Y » du réseau APRR se dessine !

La Société des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône

En 1975, la SAPL devient la SAPRR : un changement de nom qui souligne l’extension de son champ d’action. À cette occasion, un nouveau logo est créé, et le siège social est déménagé. Installé à Dijon, il est au cœur du réseau en Y !

De nouveaux métiers à imaginer

L’autoroute est un tout nouvel univers, dans lequel de nouveaux métiers apparaissent. Chaque tronçon construit nécessite par exemple le recrutement et la formation de péagers. Les gares de péage s’organisent peu à peu. Les péagers sont installés en duo dans les cabines : le premier distribue des tickets dans un sens, pendant que son collègue encaisse les paiements des automobilistes qui quittent l’autoroute. Ils doivent reconnaître quelque 12 catégories différentes de véhicules, correspondant à autant de tarifs… Au fil des années, le système va se simplifier… et se rationnaliser !

La sécurité, un enjeu majeur

C’est surtout au niveau de la sécurité que la SAPL va accumuler une grande expérience, imaginant des dispositifs de sécurisation novateurs. Les glissières de sécurité font leur apparition. D’abord réservées aux zones dangereuses, elles se généraliseront rapidement. Le revêtement fait, lui aussi, l’objet de nombreuses évolutions. La signalisation est intensifiée, en particulier au niveau des gares de péage, dont une meilleure signalisation permet de prévenir les carambolages à leurs abords. Exploiter l’autoroute, c’est aussi s’adapter aux impératifs saisonniers. En hiver, salage et déneigement s’organisent, avec des équipements toujours plus performants.

Les nouveaux usagers de l’autoroute

Mais qui sont ces usagers qui découvrent – et fréquentent de plus en plus – l’autoroute ? Les particuliers sont les premiers à se lancer sur le bitume, en particulier sur l’autoroute A6, qui prendra ensuite le nom d’ « Autoroute du soleil ». Direction : le Sud, les vacances ! Peu à peu les routiers adoptent aussi ces voies, séduits par la rapidité, le confort et la sécurité qu’elles apportent. Le rôle économique de l’autoroute s’affirme !

Les aires de repos, des espaces à vivre

Peu familiarisés avec les nouveaux usages de l’autoroute, les premiers automobilistes s’arrêtaient avec aplomb sur le côté, voire pique-niquaient sur le terre-plein central, malgré les consignes de sécurité ! Pour les attirer sur les aires de repos, les inciter à faire des pauses mais aussi « humaniser » l’autoroute, des animations sur les aires sont mises en place, destinées à toute la famille. Le plus souvent liées au contexte local, elles permettent aux automobilistes de découvrir les régions qu’ils traversent. Ainsi, la découverte d’une nécropole gauloise sur le chantier de l’autoroute sera le point de départ de la création de l’archéodrome de Beaune, inauguré en 1978.

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