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Les comportements au volant - 1/3

Publié le 28.03.2012

Vous l’avez sûrement constaté : il suffit de franchir une frontière pour se trouver confronté à des comportements au volant différents. D’ailleurs, les touristes perçoivent souvent les Français comme des conducteurs brutaux. Alors, quelles sont les principales différences en Europe ?

Selon son pays d’origine on ne conduit pas de la même manière
Selon son pays d’origine on ne conduit pas de la même manière

Du cliché à la réalité

La réputation de râleur peu respectueux du Code de la route colle à la peau des français. Est-ce méritée ? Peut-être pas si l’on en croit des études réalisées sur les conducteurs européens. Il est vrai que 19 % des Français reconnaissent conduire à vitesse excessive sur route ou autoroute, mais c’est aussi le cas pour 50 % des Portugais et 59 % des Allemands (1)Cependant les Français ne sont pas les conducteurs les plus disciplinés dans tous les domaines. Par exemple, 47 % d’entre eux reconnaissent parfois tourner ou doubler sans utiliser le clignotant alors que la moyenne européenne est à 31 %.

Comparativement, les Allemands ont aussi leurs mauvaises habitudes, puisque 85 % d’entre eux passent parfois à l’orange et 72 % conduisent plus de 2 heures sans s’arrêter. Mais ils ne sont que 11 % à prendre la route après avoir bu plus de 2 verres d’alcool, contre 27 % des Français, et 40 % des Luxembourgeois.

Le danger, c’est les autres !

Depuis 1991, la Commission européenne réalise périodiquement une enquête(2) sur les comportements face au risque routier dans l’Union européenne. Les conducteurs européens admettent très volontiers que le comportement au volant joue un rôle-clé pour la sécurité routière. Et pourtant, s’ils reconnaissent aisément leurs infractions, ils estiment que le danger vient des autres !

Ainsi, en moyenne, 63 % des conducteurs européens jugent que « leur façon de conduire est moins dangereuse que celle des autres ». Cette moyenne cache de grosses disparités. En Italie, ce taux atteint 77 %. Les Finlandais, plus modestes, ne sont que 45 % à se trouver moins dangereux et les Français 61 %.

Prévention ou répression ?

Alors, comment améliorer la sécurité routière en Europe ? Si l’on prend l’exemple de l’alcool au volant, les conducteurs européens reconnaissent unanimement le danger. Dans les pays où le taux autorisé est très bas (0,2 g/l en Suède, en Pologne et en Estonie(3)), les conducteurs ne sont pas favorables au relèvement de la limite à 0,5 g/l. De même, dans les pays où la loi est moins stricte, 2/3 des conducteurs sont favorables à une baisse de la limite autorisée. Paradoxalement, dans tous les pays, les conducteurs rejettent l’idée d’une généralisation des éthylotests empêchant le conducteur de démarrer lorsqu’il est au-dessus de la limite d’alcoolémie légale. Les différences culturelles n’empêchent pas les contradictions communes !

(1) - Étude Axa – IPSOS, AXA, Présentation du comportement des européens au volant, décembre 2009.

(2) - Rapport SARTRE, "Social Attitudes to Road Traffic Risk in Europe" - « Attitudes sociales envers le risque routier en Europe », étude menée dans 23 pays auprès de plus de 24 000 conducteurs, 2011.

(3) – Sécurité routière – Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer

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