Allez au contenu , Allez à la navigation

ESPACE CLIENT
Pour profiter de tous vos services : factures, trajets, alertes...
Se connecter
>
> Les futurs véhicules consommeront moins de carburant

Les futurs véhicules consommeront moins de carburant

Publié le 02.05.2012

D’un côté, les conducteurs réclament des véhicules moins gourmands en carburant et plus respectueux de l’environnement. De l’autre, les directives européennes imposent une diminution du taux d’émission de CO2 des automobiles. Pour répondre aux attentes du consommateur et aux contraintes légales, les constructeurs innovent, notamment dans le domaine de l’aérodynamique et de la motorisation.

Les dépenses en carburant des conducteurs diminueront dans les années à venir
Les dépenses en carburant des conducteurs diminueront dans les années à venir

Aérodynamique et matériaux composites

Diminuer la consommation de carburant suppose de réduire la quantité d’énergie que le moteur doit produire pour faire avancer le véhicule. C’est pourquoi les constructeurs cherchent à réduire le coût énergétique des composants d’une automobile.

Par exemple, les progrès accomplis en aérodynamisme ces dernières années ont permis de réduire les frottements de la carrosserie dans l’air, diminuant ainsi le carburant requis par le véhicule pour avancer. De même, une voiture moins lourde consommera moins de carburant. Pour cette raison, les constructeurs cherchent à réduire le poids des véhicules en utilisant des matériaux légers et résistants comme l'aluminium pour fabriquer les composants du véhicule. Mais c’est surtout l’essor des matériaux composites – un alliage de différents matériaux aux qualités complémentaires – qui permet aujourd’hui d’alléger considérablement le poids des automobiles.

Réduire ses besoins essence ou gasoil
Réduire ses besoins essence ou gasoil

Motorisation : des énergies fossiles aux énergies électriques

Un autre moyen pour réduire la consommation de carburant d’un véhicule consiste à optimiser sa motorisation. Les innovations qui en découlent sont essentiellement mécaniques pour les moteurs fonctionnant à l’essence ou au gasoil. Elles portent leurs fruits puisque chaque année le rendement des moteurs automobiles est en progression.

À mi-chemin entre énergie fossile et énergie électrique, on trouve les véhicules hybrides. Ces derniers combinent un moteur à essence avec un moteur électrique. Ils consomment ainsi beaucoup moins de carburant mais sont encore très coûteux à l’achat !

Une autre piste est celle des véhicules entièrement électriques. Leur principal atout est qu’ils ne consomment pas de carburant et ne rejettent aucun gaz à effet de serre. Cependant le succès de ces véhicules reste encore limité pour 3 raisons :

  • le coût élevé des batteries qui représentent 50 % du prix du véhicule, 
  • leur durée d’autonomie des batteries qui doivent être changées tous les 4 à 5 ans,
  • la quasi-absence de stations de recharge hors-agglomération,
  • le déficit de stations de recharge rapide permettant de charger ses batteries à 80 % en 15 minutes quand une station de recharge classique prend environ 8 heures.

Ainsi, la motorisation électrique reste pour le moment confinée au marché des petits véhicules en milieu urbain.

À plus long terme, une nouvelle technologie pourrait se développer, celle des véhicules électriques à pile à combustible. Le principe est simple : une pile alimentée en l’hydrogène produit l’électricité nécessaire au fonctionnement du véhicule. Mais si la technologie existe, elle n’a pas encore de véritable application commerciale et reste encore limitée à des programmes pilotes.

À l'avenir, différentes familles de véhicules

Jacques Durieux, Chargé de projets innovations chez APRR & AREA, prévoit dans les années à venir, une diversification des types de véhicules proposées aux conducteurs: « Bien sûr, les véhicules électriques ou à pile à hydrogène vont continuer à évoluer. Ils vont se faire toujours plus performants et leurs coûts vont baisser. Ils ont une véritable place à prendre sur le marché automobile. Mais en parallèle, les constructeurs optimisent sans cesse les véhicules à essence ou diesel. On devrait voir arriver, d'ici 5 à 10 ans, en milieu urbain et périurbain, des petites voitures légères à 4 places affichant une consommation de moins de 3 litres aux 100 km ».

Les prochaines années verront donc différentes technologies cohabiter sur les routes sans qu’aucune ne prennent véritablement le dessus sur les autres.

À voir aussi