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Sur la route, les glissières de sécurité à vos côtés

Publié le 17.01.2014

Désormais, sur tous les réseaux autoroutiers français, des glissières de sécurité sont placées sur le terre-plein central qui sépare les 2 sens de circulation. Déclinées en métal, en béton ou en bois, elles sont familières de tous les automobilistes et pourtant méconnues. Explications.

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Les glissières de sécurité

Un dispositif de sécurité essentiel

Lorsque les premières autoroutes françaises ont été construites, les 2 sens de circulation n’étaient pas séparés par des glissières de sécurité. Mais rapidement, ce dispositif a été généralisé sur le terre-plein central (TPC). En évitant ainsi qu’un véhicule puisse se retrouver sur les voies de circulation en sens inverse, elles jouent un rôle essentiel pour la sécurité de tous.

« Des glissières de sécurité sont aussi placées en bordure des voies lorsqu’il y a un dénivelé conséquent ou un obstacle le long de l’autoroute. Elles visent alors à éviter les sorties de route qui pourraient être très dangereuses pour la sécurité des occupants du véhicule », explique Philippe Giguet, Directeur Technique Exploitation chez APRR.

Cela ne signifie pas pour autant que leur implantation est généralisée. Par exemple, sur les bretelles de sortie, la vitesse des véhicules est plus faible. Les glissières ne sont donc pas systématiquement obligatoires et d’autant plus qu’elles compliqueraient les interventions sur la voirie car la chaussée y est plus étroite.

Béton, métal ou bois ?

Contrairement aux idées reçues, les glissières de sécurité ne sont pas systématiquement en métal. Il existe plusieurs types de glissières :

  • métalliques, fixées sur des poteaux espacés régulièrement,
  • en béton, massives et continues ou préfabriquées,
  • en bois,
  • en métal habillées de bois.

Le choix du type de glissière dépend du niveau de sécurité et de l’effet recherché. Les glissières en bois, plus respectueuses de l’environnement et aux caractéristiques plus faibles, sont adaptées lorsque les véhicules roulent à petite vitesse. On peut les trouver sur les aires de repos ou de services.

Les glissières métalliques et béton sont installées en section courante des chaussées. Nous trouvons plus particulièrement des glissières béton en TPC pour des raisons de niveau de sécurité, de résistance aux chocs et de longévité. Ces mêmes glissières, en accotement, protègent mieux des zones sensibles à l’environnement.

Les glissières métalliques, plus souples que le béton absorbent mieux les chocs et sont en général utilisées pour toutes les sections moins sensibles à la traversée de véhicules et ou moins sensibles à l’environnement.

Coût et entretien

Le choix des matériaux pour les glissières tient aussi compte des contraintes de fabrication et d’entretien. Les glissières métalliques plient sous un choc mais se rompt pas (un peu comme un roseau). Un véhicule peut déformer jusqu’à 200 m de glissières. Ainsi, une quinzaine de kilomètres de glissière en métal doit chaque année être remplacé sur le réseau APRR.

« La glissière béton demande moins d’entretien. Elle est généralement coulée sur place, grâce à des équipements spécialisés. C’est plus long, plus coûteux lors de l’investissement. Il faut ensuite 7 jours pour que le béton atteigne 80 % de sa rigidité finale. Pendant ce délai, il ne remplit pas entièrement sa fonction en termes de sécurité. En revanche, une fois qu’il a atteint 100 % de sa rigidité, il devient presque indestructible (sauf choc quasi-frontal de poids lourds) et ne demande qu’un entretien très limité », conclut Philippe Giguet.


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