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Agritourisme : les fermes vous ouvrent leurs portes

Publié le 30.03.2018

Se réveiller au chant du coq, déguster des produits fermiers dès le petit-déjeuner, se dégourdir les jambes loin du tumulte de la ville et partager des activités en famille : c’est la promesse des agriculteurs du réseau Bienvenue à la ferme. Rencontre avec quelques-uns de ces fermiers nouvelle génération et décryptage de leur concept qui a le vent en poupe : l’agritourisme.

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Agritourisme : les fermes vous ouvrent leurs portes

L'agritourisme...

Convivialité et proximité

En 1988, une poignée d’agriculteurs et agricultrices soucieux de promouvoir leurs terroirs et d’ouvrir leurs fermes au public créent le label Bienvenue à la ferme. Trente ans plus tard, le réseau d’accueil et de vente à la ferme compte plus de 6 000 adhérents répartis sur tout le territoire français. Leur offre ? Des solutions d’hébergement et de restauration authentiques, respectueux de l’environnement et un accueil personnalisé qui cultive l’esprit de famille. Le tout en pleine nature. Pour Marie-Christine Paperin et son mari Philippe, éleveurs de vaches charolaises en Saône-et-Loire et exploitants de la ferme-auberge Les Collines, l’hospitalité et la communication se cultivent au quotidien : « On propose seulement quatre chambres. Cela créé une grande proximité avec nos hôtes. On parle beaucoup avec eux. Ils sont très intéressés par la ferme et nous posent beaucoup de questions sur l’élevage. De plus en plus, les gens veulent savoir ce qu’ils mangent, comment on produit la viande, comment sont élevés les animaux… ». 

La meilleure façon de découvrir une région

Qu’ils soient de passage ou qu’ils posent leurs valises pour plusieurs jours, les amateurs de tourisme rural choisissent ce mode d’hébergement pour se sentir plus proche de la nature et respirer l’air pur de la campagne, mais aussi pour mieux se fondre dans le terroir et mieux le connaître. « Nous sommes un peu l’office du tourisme de notre pays. Nous renseignons nos visiteurs sur l’histoire, le quotidien de la région et nous leur faisons découvrir des lieux qui ne sont pas dans les guides », raconte Paulette Gelin, qui tient avec son époux la Ferme de Lavaux à 50 kilomètres de Mâcon. Une véritable immersion qui permet d’entrevoir la face cachée des terroirs, loin de l’image uniformisée des dépliants touristiques.

Un séjour en mode « slow »

Nature, culture, rencontres : la formule plaît de plus en plus aux citadins français qui découvrent une nouvelle façon de s’évader. Paulette Gelin peut témoigner de cet engouement récent : « Nous exerçons cette activité touristique depuis 35 ans et pendant longtemps la clientèle était surtout étrangère. Depuis dix ans, on accueille de plus en plus de Français. » Une tendance confirmée par Marie-Christine Paperin : « Les Français s’approprient ce style de séjour. On reçoit de plus en plus de Parisiens, des Lyonnais, des Alsaciens… ». Et s’ils viennent s’isoler en pleine nature, ils n’en sont pas moins actifs : vélo, randonnée, visites de villages… « Les gens viennent pour se reposer, pour marcher dans la nature. Ils peuvent aussi profiter du centre équestre installé à côté », souligne Jacques Savatier, agriculteur dans la Loire et propriétaire d’une grange en pierres transformée en gîte. A Châtenay, chez Paulette Gelin, la pêche, la randonnée et les nombreux sites d’art roman (Paray-le-Monial, Cluny…) séduisent les visiteurs. « Et ce qui plait le plus aux enfants, ce sont nos deux chevaux de trait et notre âne ! », précise-t-elle.

Le bien vivre et le bien manger

Les produits de la ferme constituent, bien sûr, un autre point fort de l’agritourisme. On peut déguster et acheter les productions locales, en direct. En plein pays charolais, Marie-Christine Paperin s’est ainsi forgée une certaine réputation pour sa table généreuse et conviviale où se retrouvent aussi les habitants du coin. Jacques Savatier, éleveur, offre systématiquement du lait à ses invités : « Ils adorent savoir que le lait qu’ils boivent vient directement des vaches qui les entourent. » Et chez Paulette Gelin, on fait chauffer le vieux four à bois pour y cuire le pain et des tartes qu’elle sert à l’apéritif. 

Entre le bien manger, l’air pur et la douceur des paysages, l’agritourisme permet de se déconnecter du quotidien de la manière la plus saine qui soit. Une garantie de tranquillité et de repos. 



Ferme Auberge des Collines :
Marie-Christine et Philippe Paperin, Le Bourg 71610 Amanze

Ferme de Lavaux :
Paulette et Paul Gelin, Châtenay 71800 Châtenay

Ferme du pont de Gaud :
Laurence et Jacques Savatier, Pont de Gaud 42430 Saint-Romain-d’Urfé


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