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Avec AREA, le street art envahit l'A43

Publié le 08.02.2016

Concilier expression artistique, entretien du réseau autoroutier et sécurité des graffeurs et des automobilistes, c’est l’objectif du centre d’AREA à Chesnes (Isère). Depuis 2011, son initiative de confier à des « street artists » la réalisation d’une fresque au bord de l’A43, près de Lyon, continue de porter ses fruits. Retour d’expérience.

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A43 : le pacte du graff’

300 bombes de peinture

Juin 2011 : une quinzaine de graffeurs du collectif Lyon Bombing réalisent en plein jour une fresque de 300 m2 sur un mur bordant l’autoroute A43, au kilomètre 37, près de Lyon. Le plus étonnant tient sans doute à l’encadrement bienveillant des salariés d’AREA, déployés sur les voies pour assurer leur sécurité. Quatre jours et 300 bombes de peinture plus tard, les graffeurs achèvent ce petit chef d’œuvre de street art, une fresque murale longue de 100 mètres, hommage vibrant aux paysages alpestres. La raison de cette entente cordiale : le « contrat de partenariat », signé entre ce collectif lyonnais et la société d’autoroute.

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Un partenariat unique

Jean-Charles Thomas, chef du centre d’entretien d’AREA à Chesnes (Isère), se souvient parfaitement des conditions dans lesquelles ce partenariat unique est né. « À l’époque, de nombreux tags et graffitis enlaidissaient les abords des voies de l’A43 et rendaient parfois les panneaux de signalisation illisibles », précise-t-il. « Il était impératif de trouver une solution pour garantir la sécurité des clients ainsi qu’un service à la hauteur de nos engagements ». Or, les traditionnelles campagnes de nettoyage s’avéraient coûteuses. Elles devaient être régulièrement reconduite pour faire oublier les tags qui fleurissaient en quelques semaines sur les murs bien récurés.

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Un accord de respect mutuel

Plutôt que de déposer une plainte pour chaque dégradation constatée, AREA a imaginé en 2011 cette solution alternative et audacieuse : un pacte qui offre aux graffeurs un terrain d’expression vu quotidiennement par plusieurs dizaines de milliers d’automobilistes en échange d’un engagement à ne plus réaliser de graff’ « sauvage ». « Depuis cet accord, les graffeurs professionnels respectent nos installations et nous n’avons plus que de rares petits tags à déplorer, notamment sous les ponts. Quant à la fresque, elle est toujours aussi jolie 5 ans plus tard, et dans un impeccable état de conservation » conclut Jean-Charles Thomas.

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