Allez au contenu , Allez à la navigation

ESPACE CLIENT
Pour profiter de tous vos services : factures, trajets, alertes...
Se connecter
>
> Rouler à gauche, de l'antiquité à nos jours

Rouler à gauche, de l'antiquité à nos jours

Publié le 04.03.2014

Circuler à droite, avec le volant placé à gauche dans le véhicule, voilà qui nous paraît tout à fait logique en France. D’ailleurs, les automobilistes français ont bien du mal à s’habituer à la conduite à gauche lorsqu’ils se rendent en Angleterre. Comment s’explique cette différence entre les 2 pays ?

Rouler à gauche
Rouler à gauche, de l'antiquité à nos jours

En chariot ou à cheval

À l’époque médiévale, en Europe, la règle voulait que l’on se place sur la gauche du chemin lorsque l’on circulait à cheval. La raison était simple : les hommes, majoritairement droitiers, portaient l’épée à gauche. Sur une route, ils préféraient donc se croiser sur leur droite, afin que leurs armes ne se heurtent pas.

Au XVII siècle, l’invention du « Conestoga », un chariot bâché, tiré par 6 ou 8 chevaux et dépourvu de siège pour le cocher, change la donne. Le cocher devait alors s’asseoir sur l’un des chevaux, et préférait se mettre sur le cheval de gauche afin de mener l’attelage de la main droite dans laquelle il tenait son fouet. Ainsi, lorsque 2 charrettes se croisaient, cela lui permettait de déployer son fouet du côté du champ, bordant la route, sans risque de blesser les personnes croisant le chariot sur sa gauche.

Napoléon attaque par la droite !

En Europe, cette nouvelle pratique n’est cependant pas fixée jusqu’à ce que Napoléon décide de rompre avec les traditions militaires de son temps. À la fin du XVIII et au début du XIX siècle, la stratégie exigeait de commencer les combats sur le flanc gauche de la cavalerie adverse. Misant sur l’effet de surprise, Napoléon ordonne à ses cavaliers d’attaquer par la droite. Une innovation qui lui vaut de nombreuses victoires, notamment à Austerlitz. Puis, en opposition avec le pouvoir britannique, Napoléon impose, dans tout l’empire, la circulation à droite.

L’influence de la mécanique

La règle aurait pu s’uniformiser avec l’arrivée des premières automobiles dans la seconde moitié du XIX siècle. Sur ces dernières, le frein à main est placé à droite, à l’extérieur de la carrosserie, pour satisfaire les droitiers. Logiquement, le volant est donc aussi positionné à droite.

Avec les progrès de la mécanique, le frein à main est progressivement installé au centre du véhicule. Afin que le conducteur continue de l’utiliser avec sa main droite, le volant est alors déplacé à gauche de l’habitacle. Cette évolution prend pied peu à peu dans toute l’Europe, hormis au Royaume-Uni où le principe d’un volant à droite est maintenu.

Un héritage historique qui se mondialise

La pratique britannique se fige donc au XIXème siècle et s’étend même aux colonies de la couronne (Inde, Afrique du Sud, Australie…), où la conduite à gauche devient la règle. Dans le reste du monde, la conduite à droite s’impose, parfois tardivement, comme en Chine (1946) ou en Suède (1967).

Un seul pays a opté tardivement pour la conduite à gauche : les îles Samoa, en 2009. Ce changement surprenant poursuivait surtout un objectif économique et commercial : permettre aux habitants de profiter du vaste parc des automobiles d’occasions en provenance de Nouvelle-Zélande et d’Australie !


À voir aussi