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Éviter les contresens : une affaire de bon sens

Publié le 23.06.2015

Les contresens sur autoroute sont malheureusement fréquents. Afin de lutter contre ce danger, un groupe de travail APRR & AREA a identifié les technologies les plus performantes pour les détecter. Elles seront déployées comme pilote en fin d’année 2015 avant d’envisager une généralisation à l’ensemble des zones où l’occurrence des contresens est la plus forte. Explications.

Le dispositif d’alerte contresens APRR & AREA
Le dispositif d’alerte contresens APRR & AREA

Garantir la sécurité

Les contresens restent un danger majeur sur l’autoroute. D’abord, parce que le nombre d’occurrences augmente : 274 sur le réseau APRR & AREA en 2014. Ensuite, parce qu’il est difficile d’enrayer ce phénomène. « Les auteurs de contresens sont souvent des automobilistes qui ont perdu leurs repères sous l’effet de l’alcool ou de stupéfiants ou à cause d’une maladie. Un renforcement de la signalisation ne suffit pas à supprimer le risque qu’ils s’engagent à contresens sur l’autoroute. Nous avons donc décidé de nous concentrer d’abord sur les automobilistes qui peuvent se trouver face à un véhicule à contresens. Objectif : les alerter plus vite et mieux ! » explique Sylvie Dumas, Chef de pôle Trafic et Sécurité AREA.

La 1re tâche du groupe de travail a donc été d’uniformiser les messages d’alerte affichés sur les Panneaux à Message Variable (PMV) ou diffusés sur la radio Autoroute INFO (107.7 FM). Une uniformisation pensée par APRR & AREA, proposée à l’Association des Sociétés Françaises d’Autoroutes (ASFA) qui l’a adoptée pour tous les réseaux autoroutiers français.

Identifier les technologies performantes

Le groupe de travail s’est ensuite penché sur la détection des contresens : comment la rendre plus fiable ? « Les technologies existantes ont été testées. Pour chacune, le nombre de non-détections ou de fausses détections a été évalué afin d’identifier les plus performantes », détaille Nicolas Desbos, Chef du département sécurité trafic à Saint-Apollinaire chez APRR.

Trois technologies ont été finalement retenues.

  • Les boucles de comptage : ces capteurs incrustés dans la chaussée comptabilisent le nombre de véhicules, relèvent leur vitesse et identifient à coup sûr un contresens.
  • Les caméras thermiques : ces outils très fiables peuvent être installées sur les portiques qui chevauchent les voies et repérer tout contresens.
  • Le radar micro-ondes : un modèle de radar conçu outre-Atlantique, qui peut être installé sur un simple mât en accotement. Ils pourront ainsi être implantés là où il n’y a ni boucles de comptage, ni portiques au-dessus de la chaussée.

Quel que soit le dispositif déployé sur un tronçon d’autoroute, il sera toujours complété d’une caméra, afin qu’un opérateur puisse vérifier visuellement le cas de contresens.

Implanter le dispositif par étape

À la fin de l’année 2015, une zone pilote sera déployée sur l’A432 sur un tronçon commun à APRR et AREA. Objectif : valider l’efficacité du système dans les zones à risques (bretelles à double sens, secteurs ouverts, etc.). Après des tests menés au long du 1er trimestre 2016, l’extension du dispositif sera envisagée. « Le projet prévoit le déploiement des technologies en 2016 et 2017 dans tous les secteurs à risques identifiés. L’alerte pourra ainsi être lancée plus rapidement auprès des conducteurs, invités à se placer sur une aire de repos ou de services, voire à sortir du réseau, le temps de prendre en charge le véhicule à contresens », indique Nicolas Desbos.

Notez enfin que votre aide sera toujours précieuse. Si vous êtes témoin d’un contresens, arrêtez-vous sur une aire ou sur un refuge puis donnez l’alerte depuis une borne d’appel d’urgence ou sur votre smartphone via l’application mobile SOS Autoroute.

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