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Le covoiturage oui, mais la co-imprudence non !

Publié le 30.04.2013

Dangereux, le covoiturage ? Oui, lorsqu’il entraîne des comportements à risque des covoitureurs, qui traversent les voies d’autoroute, au niveau des péages ou parkings. Quelques précisions et conseils…

Covoiturer sur autoroute en toute sécurité !
Covoiturer sur autoroute en toute sécurité !

Covoiturage : le revers de la médaille

Lorsque vous prenez l’autoroute, vous ne pouvez pas les manquer : des voitures, parfois par dizaines, sont garées aux abords des entrées, juste avant les gares de péage. Beaucoup de ces véhicules sont ceux des adeptes du covoiturage : ils garent leur véhicule pour la journée, pour monter dans celle d’un collègue, d’un ami, ou d’un inconnu qui va effectuer le même trajet. Ils partagent ainsi les frais.

Le comportement de certains « covoitureurs » est en effet particulièrement risqué. À l’aller, tout va bien : ils se garent, grimpent dans la voiture de leur chauffeur du jour arrêtée à proximité. Au retour toutefois, un problème se pose : l’arrivée s’effectue de l’autre côté de l’autoroute. S’ils sont garés sur le réseau routier, avant l’entrée de l’autoroute, la traversée des voies est encore relativement sûre. Mais, parfois, la configuration des lieux fait que les covoitureurs sont amenés à couper la plate-forme de péage ! Une pratique interdite, et très dangereuse !

Philippe Dehay, Chef du district de Beaune, précise : « Pas question, bien sûr, de déconseiller le covoiturage. Mais il est essentiel de faire prendre conscience des risques éventuels associés à cette pratique ».

Garez-vous dans un endroit plus sûr !

À Beaune par exemple, un véritable parking existe, particulièrement adapté au covoiturage : il est situé en sortie du réseau autoroutier et accessible aussi bien aux automobiles arrivant sur l’autoroute qu’à celles qui en sortent. Mais d’autres endroits sont plus dangereux. En particulier, lorsque le péage est en pleine voie, déjà sur le réseau – et qu’il est impossible de faire demi-tour avant le péage. Les automobilistes traversent alors les voies, au niveau du péage, pour aller rejoindre leur véhicule.

« Pour alerter les automobilistes, nous rappelons régulièrement sur Autoroute INFO (107.7 FM) que la traversée de voies est interdite. Vous covoiturez ? Organisez le point de rendez-vous à l’écart de l’autoroute, dans une commune proche, sur un parking où il sera facile de se garer ! Même si un petit détour est nécessaire, la sécurité n’a pas de prix », martèle Philippe Dehay.

Le succès des solutions alternatives

Le risque est désormais accru, avec la généralisation du télépéage sans arrêt. En effet, les automobilistes qui passent les barrières de péage ne s’arrêtent plus, ils ralentissent simplement, et ne s’attendent pas à trouver un piéton sur les voies. Encore plus dangereux : le télépéage sans arrêt accueille également de nombreux poids lourds, dont les conducteurs, étant donné la hauteur de l’habitacle, ont encore moins de chances de pouvoir apercevoir un piéton traversant l’autoroute. Christophe Champier, Chef du Centre de Péage du Bas-Dauphiné (A48/A49), explique la situation : « À Voreppe, le problème se posait déjà avant l’arrivée du télépéage sans arrêt. De nombreux piétons traversaient le péage le soir, et devaient même franchir une barrière métallique pour rejoindre le parking où était garée leur voiture ! Une grande campagne d’information et de sensibilisation a été nécessaire ».

APRR & AREA ont mis en place de nombreuses solutions : un grand panneau sur le parking, des flyers distribués au covoitureurs, des spots d’information sur Autoroute INFO (107.7 FM), des informations sur le site du Conseil général, des discussions avec chaque covoitureur rencontré marchant sur les voies… Les solutions alternatives proposées à Voreppe – avec des lieux de rendez-vous et de parking suggérés à proximité – semblent avoir été largement adoptées : le nombre de piétons traversant la voie a été réduit considérablement. Mais le problème persiste encore à d’autres endroits du réseau : à chacun d’être vigilant !

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