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Aider les batraciens à traverser l’autoroute

Publié le 04.04.2011

Sur les autoroutes du réseau APRR & AREA, des dispositifs permettent aux grenouilles et aux crapauds de rejoindre leur zone de reproduction sans se faire écraser.

APRR est également attentif à la sécurité des batraciens
APRR est également attentif à la sécurité des batraciens

Favoriser la reproduction des batraciens

Les salamandres, tritons, grenouilles et crapauds, soit au total 29 espèces protégées (en France), composent la famille des batraciens. À partir de mars, ces espèces entrent dans une période de vie active et cherchent à rejoindre le point d’eau le plus proche pour pondre leurs œufs. « Lorsque ce site est situé de l’autre côté de l’autoroute et qu’aucun dispositif n’existe, les batraciens traversent les voies. Leurs chances sont alors très minces d’arriver vivants de l’autre côté », raconte Thomas Cagniant, technicien environnement d’APRR. Tout l’enjeu est donc de sécuriser ces « flux migratoires ».

Le saviez-vous ?

Les batraciens empruntent toujours les mêmes trajets pour se rendre dans les mares qui les ont vus naître. Ils peuvent ainsi parcourir plusieurs kilomètres de nuit pour rejoindre ces points d’eau.

Installer des crapauducs

APRR & AREA ont mis en place des ouvrages pour éviter aux batraciens de se faire écraser lors de leur période de reproduction.

Exemple : les crapauducs, au nombre de 2 sur le réseau AREA et de 10 sur le réseau APRR. Les zones équipées se situent sur l’A43, l’A49 et l’A51. « Les crapauducs sont des tuyaux qui passent sous l’autoroute et qui conduisent les crapauds de l’autre côté », explique Carole Ascensi, responsable du pôle environnement au sein d’AREA.

Créer des mares de substitution

Outre les crapauducs, le réseau APRR comporte également des mares de substitution, notamment dans le Jura et en Côte d’Or.

« D’après les tests menés sur l’A39, certains crapauds n’ont pas le réflexe d’emprunter les crapauducs et meurent parfois sans s’être reproduits. C’est pourquoi des mares de substitution ont été créées », précise Thomas Cagniant.

D’un périmètre de plusieurs dizaines de m2, ces mares sont végétalisées et étagées (zones plus ou moins profondes), afin de favoriser le développement des espèces. À la sortie de l’hiver, les batraciens se rendent directement dans ces points d’eau sans traverser l’autoroute.

Penser les dispositifs en amont

Depuis environ 15 ans, lors de la construction d’une autoroute APRR ou AREA, les migrations de batraciens sont automatiquement prises en compte et des solutions sont intégrées pour les protéger. Préalablement aux travaux, les zones les plus propices sont identifiées et des études d’impact sont menées en partenariat avec les associations locales de protection de la nature. « Une fois les ouvrages opérationnels, nous effectuons un suivi de l’évolution des populations batraciennes pendant 5 ans, avant de confier cette mission à des associations ou à des agriculteurs », indique Thomas Cagniant.

Ces précautions semblent efficaces. « Aujourd’hui, sur les autoroutes APRR, l’écrasement des batraciens a reculé et la population s’est pérennisée dans les mares de substitution », constate Thomas Cagniant.

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