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Évaluer l’impact de l’autoroute sur la faune

Publié le 28.03.2012

La nature évolue en permanence. Aussi, des scientifiques et des associations collaborent-ils étroitement avec APRR & AREA pour contrôler l’impact de l’autoroute sur la faune. Le défi : suivre les évolutions, comme l’apparition de nouvelles espèces aux abords des voies et préserver la biodiversité.

Passage à faune sur une autoroute APRR
Passage à faune sur une autoroute APRR

Faire évoluer nos connaissances

En 1976, la 1re loi de protection de la nature impose le respect de la faune et de son milieu naturel lors de travaux d’aménagement du territoire. Dès cette époque, les études démontrent que, pour la faune, le principal problème est la fragmentation des territoires par les voies ferrées ou les autoroutes. De plus, les animaux voulant traverser les voies peuvent provoquer des collisions. Des solutions sont donc élaborées pour protéger à la fois l’homme et l’animal. Aujourd’hui l’intégralité des voies du réseau APRR & AREA est grillagée et des « passages à faune » permettent aux animaux de traverser en toute sécurité, au-dessus ou au-dessous de la chaussée

Des prédateurs attirés par des petits rongeurs...
Des prédateurs attirés par des petits rongeurs...

Acquérir de nouvelles connaissances

Cependant l’expérience montre que la faune évolue et s’adapte à ce nouvel environnement. Dès lors, de nouveaux problèmes apparaissent, exigeant de nouvelles solutions. Par exemple, les talus le long des autoroutes constituent des espaces de vie protégés pour des petits rongeurs, ce qui attire les prédateurs dont les rapaces en particulier qui ne sont pas arrêtés par les grillages et sont souvent percutés par les poids lourds. L’une des solutions trouvées par APRR & AREA : l’installation de nichoirs à chouettes, situés de 3 à 5 km des voies pour maintenir ces rapaces à distance de la circulation.

Multiplier les partenariats

« L’autoroute constitue un milieu nouveau auquel la faune s’adapte. Nous agissons donc par étape, sans certitude totale a priori quant à l’efficacité de nos actions, comme c’est souvent le cas dans le domaine environnemental. Afin d’être le plus efficace possible, nous nous faisons accompagner par des experts », explique Jean-François Langumier, délégué à la prospective et au développement des territoires chez APRR.

Ces experts sont des scientifiques, des chercheurs, des membres du milieu associatif œuvrant pour la protection de la nature, de fédérations de chasse ou encore de bureaux d’études spécialisés. APRR & AREA financent leurs recherches qui recensent les espèces présentes aux abords des autoroutes, leurs habitats, leurs besoins, et proposent les équipements à implanter (passages à faune, nichoirs, etc.). Après le déploiement de ces mesures, un travail de suivi est mené pour évaluer leur efficacité et les faire évoluer si nécessaire.

La petite faune est maintenant au centre des attentions
La petite faune est maintenant au centre des attentions

Élargir les sujets d’études

Les sujets d’études se sont aussi multipliés au fil des années : si la grande faune (cerfs, chevreuils, sangliers) a d’abord été prise en compte, la petite faune (lézards, grenouilles, chauve-souris) est maintenant au centre des attentions. Prochaine étape : protéger davantage les insectes. Par exemple, la création de prairies fleuries peut sembler une bonne idée pour valoriser les abords des autoroutes. Mais nourrir les insectes butineurs, dont les abeilles, à proximité des voies, est-ce les aider ou potentiellement les décimer ? Encore une nouvelle problématique qui devra être résolue…

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