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Rouler moins vite pour gagner du temps

Publié le 07.03.2013

Imaginez une tuyauterie. Si des turbulences s’y produisent, le flux réduit. À l’inverse, rétablir un écoulement régulier permet d’augmenter le flux. Ce même principe fonctionne aussi sur l’autoroute : en réduisant légèrement la vitesse autorisée, la circulation peut devenir plus fluide, les perturbations diminuer. C’est le principe mis en œuvre par la régulation dynamique de la vitesse !

Rouler moins vite pour gagner du temps
La régulation dynamique de vitesse : rouler moins vite pour rouler mieux

Rouler moins vite pour arriver à l’heure ?

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, une vitesse plus élevée ne permet pas toujours de faire passer plus de voitures sur un tronçon ! En effet, si le nombre de véhicules augmente, une vitesse élevée devient problématique. Les distances de sécurité se réduisent, les véhicules un peu moins rapides perturbent le flux, les changements de file de certains véhicules obligent les autres automobilistes à réduire ponctuellement leur vitesse… On voit s’installer un flux « en accordéon », voire un bouchon.

 Aussi, lorsque le nombre de véhicule augmente, il suffit parfois de réduire légèrement la vitesse autorisée pour que la circulation devienne plus fluide… et qu’un plus grand nombre de véhicules puisse franchir le tronçon à durée égale, dans un même laps de temps.

Ce principe est appliqué dans les dispositifs de « régulation dynamique de la vitesse », qui peuvent en temps réel, selon les conditions de circulation, maintenir la fluidité du trafic. Et indirectement réduire la pollution, car les véhicules au sein d’un bouchon émettent beaucoup de gaz à effet de serre.

Un algorithme complexe et de nombreux capteurs

« Le système de régulation de vitesse vise à optimiser la circulation en période de trafic dense, sur des tronçons identifiés comme problématiques. Bien sûr, l’autoroute reste un axe de circulation rapide. Pas question d’imposer aux véhicules de rouler à 70 km / h ! La réduction va être progressive, passant de 130 à 110 km / h, voire 90 km / h, le temps de réguler le trafic », explique Marianne Michallet, Responsable du PC Central. Pour prendre une décision optimale, une proposition est faite par un ordinateur, qui calcule la vitesse à adopter grâce à un algorithme complexe, et aux informations communiquées par de nombreux capteurs sur la chaussée.

Un système déployé sur l’A6

Déjà testée avec succès sur différents axes autoroutiers à 3 voies, APRR innove en déployant la régulation de vitesse sur une section à 2 voies, entre Auxerre et Nitry (A6), sur un tronçon de près de 47 km. De nombreux équipements ont été nécessaires : des capteurs pour analyser le trafic en temps réel, des panneaux à message variable pour communiquer les limitations de vitesse aux conducteurs et un système dédié au pilotage de la régulation, implanté au PC Central . « L’endroit choisi pour éprouver le dispositif est particulièrement sensible. Dans ce secteur, l’autoroute A6 passe de 3 à 2 voies et présente un relief important entre le Morvan et l’Auxois. C’est aussi une portion du réseau où le trafic peut être très dense lors des départs en vacances », résume Marianne Michallet.

Une vitesse réglementaire

L’implantation de ce système a fait l’objet d’un arrêté officiel, qui autorise son déploiement et rend obligatoire le respect de la vitesse affichée ponctuellement. En clair, les automobilistes qui ne se soumettraient pas à cette régulation pourraient être sanctionnés par les forces de l’ordre.

« Dans un 1er temps, les réductions de vitesse préconisées par le système feront l’objet d’une validation humaine systématique. Mais, à terme, il est destiné à être entièrement automatique. Nous sommes confiants : ce type de régulation a montré, sur d’autres réseaux, sa pertinence. Sur un tronçon de l'A13, depuis l’implantation du système, les bouchons ont été réduits de 50 %... et la vitesse moyenne lors des pics de trafic a été augmentée ! Réduire la vitesse individuellement, pour circuler plus vite collectivement, cela fonctionne ! », insiste Marianne Michallet.

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