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Que suis-je : un bel étang ou un bassin d’épuration ?

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24/02/2010

Réponse : les 2 ! Les explications d’Etienne Cuénot, Adjoint au chef du département Génie Civil et Environnement chez APRR.

Une technique d’épuration naturelle

« Aujourd’hui, le traitement des eaux pluviales qui ruissellent sur les autoroutes du réseau APRR prend un nouveau visage. L’eau de pluie collectée est conduite vers des bassins d’épuration plantés de végétaux », explique Etienne Cuénot. « Là ce sont les roseaux, la reine des prés, ou d’autres espèces soigneusement sélectionnées (iris ou menthe) qui se chargent de la dépollution de l’eau ». Tandis que les plantes « fixent » différents polluants comme les métaux lourds et oxygènent l’eau, des bactéries présentes dans leurs racines dégradent les hydrocarbures. Résultat : l’eau peut ensuite être rejetée dans un cours d’eau sans aucune nuisance.

Préserver les paysages et la biodiversité

Ce dispositif de « phytoremédiation » (dépollution par les plantes) présente de nombreux atouts. Economique à l’installation comme à l’usage, le bassin planté de végétaux est très efficace. « Mais surtout, son bénéfice esthétique et environnemental est immense. Depuis l’autoroute, vous pensez contempler un petit étang sauvage ! En quelques mois la flore sauvage colonise le bassin et ses abords, la faune se développe dans l’eau et aux alentours... », raconte Etienne Cuénot.

Réduire l’utilisation du béton

Auparavant, le long des autoroutes, des canaux bétonnés dirigeaient les eaux pluviales vers des bassins de décantation en béton. Différents traitements permettaient ensuite de débarrasser l’eau des polluants. Des installations coûteuses et peu esthétiques, auxquelles APRR préfère aujourd’hui les bassins d’épuration végétalisés.

Traiter les eaux pluviales : une priorité

Fuites d’huiles, usure des pneus et des freins, particules des gaz d’échappement… Sur la chaussée des autoroutes s’accumule en permanence une pollution composée de métaux, hydrocarbures ou caoutchouc.

A la 1re pluie, tous ces polluants sont entraînés… « Mais pas question de les laisser se disperser dans la nature ! En zone sensible le traitement des eaux pluviales ruisselant des autoroutes de notre réseau sont pour nous une priorité absolue », précise Etienne Cuénot.

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